vendredi 13 janvier 2012

Atelier vidéo L2 - semestre 2

 Atelier Vidéo L2 semestre 4                        année 2011/2012

du 22 février au 4 avril, cours le mercredi après-midi de 14H à 18H et en atelier avec rendez-vous.
L'objectif de cet atelier est de réaliser un film par étudiant pour un programme diffusable soit par l'intermédiaire de l'Odaaq (association d'étudiants de Rennes) ou un autre organisme.

Contenu théorique:

Musique et Silence
« Jamais je n'ai vu de jour si beau et si affreux ». « So foul and fair a day I have not seen » Macbeth. Acte I scène 3. Ce vers est cité par Alex un des personnage du film Elephant, 2003 de Gus Van Sant. Alex prononce ces mots dans un bref soliloque prononcé au moment de la tuerie.

A partir de visionnement d'extraits de ce film nous allons étudier le rapport du son à l'image et l'utilisation de la musique et du silence.

Michel Chion qui a analyser le son au cinéma, parle de sons en trois zones d'ancrage : in, off et hors-champs.
In ou son synchrone, c'est le son que l'on entend et que l'on voit. Par exemple on voit parler l'acteur dont on entend la voix en même temps ; on voit fermer la porte que l'on entend claquer.
Hors champ, la source de son n'est pas visible dans l'image au moment de l'émission de ce son, qu'il s'agisse d'un personnage toujours présent à l'action mais dont la caméra s'est détournée. Il s'agit d'un son qui reste pour nous situé imaginairement dans le même temps que l'action montrée, dans un espace contigu à celui que montre le champ de l'image.
Off, un son qui émane d'une source invisible située dans un autre temps et/ou un autre lieu que l'action qui est montrée dans l'image. Par exemple la musique de film, la voix-off du narrateur racontant l'action au passé.

Ces sons n'ont pas de texture ou de couleur particulières, ils sont in, hors-champ ou off, que par rapport à une image, et dans ce rapport même, à l'instant où il s'établissent.
Zone acousmatique = zone invisible


Evidement les frontières entre les sons sont poreuses. Il peut y avoir des son qui passent de in à hors-champ, et inversement c'est la situation la plus courante d'un plan à l'autre.
In/off est moins évidente
Off/ hors-champ est la plus mystérieuse parce que l'on ne la voit pas.
Exercice :
Vous chercherez dans les films que vous connaissez des exemples pour illustrer ces différences entre les sons en rapport à l'image.

Contenu pratique :
Réalisez un film en vous inspirant de la phrase :
« Jamais je n'ai vu de jour si beau et si affreux ».
Dans ce film le son prend en compte au moins deux champs évoqués dans la partie théorique. Vous utiliserez au maximum le déplacement dans l'espace, d'un lieu à l'autre, d'une action à une autre en vous servant au maximum des différents steadycam disponibles à l'école.

Bibliographie :
Le son au cinéma, Michel Chion médiathèque Cote :  791.43 CHI - d

lundi 14 novembre 2011

14-11-2011

Atelier vidéo L3 art suite
Au sujet de l'installation vidéo :

Installation "Vidéo Quartet" de Christian Marclay 2002
 4 mètres de long divisé en 4 projections de 3 mètres de base
http://www.youtube.com/watch?v=9VmXoeZir7A

http://www.youtube.com/watch?v=HaLysfcJibg 
 
Agencés subtilement, ces fragments de films
fusionnent et transforment le dispositif visuel en nouvelle oeuvre musicale.

Films faits à partir d'extraits de film
Téléphones 1995
Montage d'extraits de films d'Hollywood qui reconstruit une narration

The Clock
24 heures faites de fragments de films et de séries en relation avec le temps. Lors de la projection de ce film, l'heure du film doit correspondre à l'heure réelle, synchronisée sur le fuseau horaire du lieu de projection. L'écran affiche midi et il est bien midi dans la salle.
http://www.dailymotion.com/video/xkvbi2_the-clock-christian-marclay-beaubourg_creation

A consulter :
Un interview de Christian Marclay avec un extrait de "Guitar Drag" 2000 et sur ces collages de disques.
http://www.youtube.com/watch?v=v_1WhMo8Ke0&feature=BFa&list=PL86472D426790B0A5&lf=plpp_video


D.I.A.L. History Johan Grimonprez
Un film réalisé à partir d'extraits d'images de télévision sur des détournements d'avion.
Consultable sur You tube en plusieurs partie.

jeudi 29 septembre 2011

Atelier avec Thierry Goron




















Le 27 septembre Thierru Goron est venu à l'école faire une journée d'étude dans le cadre de l'atelier vidéo L2 « outils » avec Bernard Guiné.
Il reviendra le 4 octobre à 18H30 pour présenter son travail lors d'une conférence ouverte à tous les étudiants.
Thierry Goron est directeur photo, opérateur caméra, réalisateur et producteur (Bordeline Films).
Il a travaillé sur des fictions, des documentaires, et de nombreux clips vidéo (avec Gaëtan Chataigner à la réalisation) pour notamment Dominique A., Philippe Katerine, Etienne Daho, Thomas Dutronc, Bernard Lavilliers... Aux Victoires de la musique 2011, le clip « La banane » de Philippe Katerine réalisé par Gaëtan Chataigner avec Thierry Goron à la direction photo s’est vu attribué le prix du meilleur clip de l’année.









Atelier méthodologique L3 art 2011/2012

Synchronisation -silence et doublage


Objectif
L'étudiant acquière les outils nécessaires à l'élaboration de leur projet et de leur recherche en particulier dans le domaine de la vidéo. Il réalise un projet vidéo qui prend en compte le mode de diffusion dans l'espace et en particulier le dispositif.

Contenu
L'atelier questionne le dispositif de l'image en mouvement et du sonore dans l'espace d'exposition :
Acquisition d'une somme de savoirs issue d'une recherche dans le champ de la création contemporaine lié à la question de la vidéo, du son et des médias.
L'étudiant doit aborder ces problématiques sous la forme d'une recherche théorique et référencée ainsi que de façon pratique en réalisant un projet individuel.
Acquisition d'une méthode de documentation sur une oeuvre d'un artiste, liées à sa problématique que l'étudiant prend en référence.

Méthode d’enseignement
Ce cours est un travail d'atelier (atelier vidéo) avec des apports théoriques sous forme de projection de films et de conférence.
Autour de la thématique : synchronisation, des travaux d'artistes sont diffusés et commentés de manière collective. Chaque étudiant apporte des références visuelles, théoriques etc. - un champ de recherche critique autour de la thématique qui ouvre des pistes de travail par étudiant pour définir par étapes son projet personnel avec un suivi sous la forme d’entretiens individuels.
A mi-chemin une première étape de finalisation où chaque étudiant présente une maquette de son projet.
La deuxième partie est consacrée à la mise en forme définitive du projet jusqu'au dispositif final de présentation publique collective.
Des « accrochages » sont réalisés régulièrement afin d'expérimenter les dispositifs et de vérifier les projets.

Evaluation
L'évaluation est collective et se fait en deux temps : une première fois à mi semestre sur la phase de construction du projet et dans un deuxième temps lors de la présentation du dispositif.
Est évalué :
- La maîtrise des techniques de captation et de montage.
- L'intelligence à manipuler les matériels utilisés en fonction du projet.
- L'acquisition d'une méthode de travail en regard du projet.

Bibliographie
« L'oeuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité technique » Walter Benjamin
« The language of new media » Lev Manovich, MIT edition
« Le destin des images » Jacques Rancière
« le récit au cinéma » Alain Masson
« La comédie française ou l'amour joué » VHSFrederick Wiseman 1997
« Near Death » VHS Frederick Wiseman 1989
« Audio-vision (son et image au cinéma) » Michel Chion 1991
« Le mouvement des images » Centre Pompidou 2007
« Mon Oncle » Jacques Tati 1958

Activité(s) complémentaire(s)
Consulter les vidéos disponible dans le fonds de la médiathèque de l'école

DEFINITIONS
Dubbing = Doubler
Doublage = Utiliser la voix d'un personnage dans une autre langue
Synchroniser = Synchroniser le son et l'image
Bruitage = Rajouter des son sur des images
Voix off = voix ajouter au montage
Karaoke = une personne lit sur un prompteur les paroles d'une chanson qu'il chante sur la musique

Le sous-titrage est une technique liée aux contenus audiovisuels, notamment cinématographiques, consistant en l'affichage de texte au bas de l'image, lors de la diffusion d'un programme, comme un film. Cette technique initiée par le cinéma a ensuite été transposée à la télévision, où elle peut concerner tous types de programmes comme les séries télévisées, les documentaires, les journaux télévisés, etc. Elle s'applique désormais à tous les médias audiovisuels : DVD-Video, Internet, etc.

VIDEOS
"Dubbing" Pierre Huyghes 1996, 120 minutes
newmedia
"D.I.A.L. History" Johan Grimonprez 1997 68 minutes
« Mon Oncle » Jacques Tati 1958
"Hystéria" 2002 Sam Taylor Wood
you tube
Le clip Michel Gondry


Anri Sala
Now I See (2004)
http://www.ubu.com/film/sala_see.html

"Now, I see" montre un groupe de musiciens jouant sur scène. Un petit chien fait de ballons en plastique semble flotter ou dériver sur le devant de la scène en fonction des sons amplifiés par les enceintes. Soudain, des sonorités sourdes se substituent à la musique rock pendant que les chanteurs s’agitent plus que jamais

Mark Leckey
Fiorucci Made Me Hardcore (1999)
Repoussant les conventions du film documentaire, de la vidéo expérimentale et de la fiction cinématographique, Mark Leckey s'inspire du riche contexte urbain qui l'entoure : la "youth culture" (culture de la jeunesse), l'histoire de la musique alternative, la "street fashion" (mode de la rue) et leurs liens avec les mouvements socio-politiques de ces vingt-cinq dernières années. Ces vidéos, souvent mélancoliques, s'inspirent de la réalité sociale, émotionnelle et spirituelle de la vie contemporaine anglaise.
http://www.ubu.com/film/leckey_hardcore.html

Yann Beauvais
d'un couvre-feu
2006, color, sound, 9'40

http://www.ubu.com/film/beauvais_duncouvrefeu.html

Pipilotti Rist
Entslastlungen AKA Pipilolottis Fehler (1988)
http://www.ubu.com/film/rist_ents.html

Mickael Snow
http://www.ubu.com/film/snow_so.html

Beat Streuli
Installation vidéo
http://www.ubu.com/film/streuli_brussels.html
Les portraits de la vie dans les rues de Bruxelles de
Beat Streuli, montre des gens de cultures et de religions diverses, qui sont inévitablement politiques. Cependant, leur signification politique réside moins dans un quelconque message ou programme spécifique que dans le fait de donner une visibilité à la rue, en créant une ‘psychogéographie’ (pour utiliser un vieux terme situationniste) du paysage bruxellois.
Depuis plus de 15 ans, Beat Streuli, d’origine suisse, braque son objectif sur l’habitant de la cité moderne : passant au hasard, des visages dans la foule, des détails de coiffure ou d’habillement, au look fragile, grégaire ou de star. Ses vidéos et photographies examinent les citadins de différents centres urbains, de New York, Cracovie, Tokyo ou Tel-Aviv, extrayant des visages et des attitudes du flot de la rue. Bien que les sujets soient capturés à leur insu, dans le brouillard de leurs activités quotidiennes, ce serait une erreur de considérer les portraits métropolitains de Beat Streuli comme simplement naturels, naïfs ou purement spontanés. Ses images ont au contraire un air tout à fait reconnaissable et portent la marque d’une sélection artistique. Son travail joue avec toute une série de
contradictions entre le naturel et le stylisé, le documentaire et la fiction, la publicité et l’intimité, la dignité humaine et l’aliénation de masse, les pauses glamour et la cruauté de la lumière

Eija-Liisa Ahtila
Gray (1993)
http://www.ubu.com/film/ahtila_gray.html

Les films et les installations cinématographiques d'Eija-Liisa Ahtila explorent la question de la narration et sont autant de récits sur des expériences humaines extraordinaires. Les films d’Ahtila se retournent sans cesse sur les mêmes questions : la séparation, la sexualité, l’adolescence, les liens familiaux, la désintégration mentale et la mort.
Le thème de GRAY est le changement qu'une catastrophe opère sur la réalité et la frontière floue séparant l'autre de l'ego. Le film traite d'une situation dont l'autre ne peut être exclu (...). Trois femmes parlent d'un désastre nucléaire qui survient au-delà des limites de l'Etat et décrivent les événements qui en découlent. Le discours est allusif ; il contient à la fois des faits matériels sur les accidents nucléaires et des pensées personnelles. Les femmes descendent par un monte-charge dans un lieu sombre situé sous l'eau. Le changement, qu'il soit provoqué par les retombées radioactives d'un accident nucléaire ou par l'invasion d'une langue et de coutumes étrangères, est définitif - il devient impossible de revenir à son ancien foyer

Installations vidéo:
Video Quartet 2002 Christian Marclay
http://mediatheque.cite-musique.fr/masc/?INSTANCE=CITEMUSIQUE&URL=/mediacomposite/cmde/CMDE000001900/03.htm
A visionner sur you tube
  1. http://www.youtube.com/watch?v=9VmXoeZir7A

Atelier instensif "Situation" L2-2011/2012


Atelier intensif L2 « Situation » Atelier vidéo avec Sylvie Ungauer

image-mouvement et image-temps

Contenu
Choisir une situation dans laquelle se trouve un objet. C'est à dire une situation + un adjectif
Exemples : situation instable, habituelle, extrême, idéale, trouble, claire... + un objet.
Percevoir cette situation en cherchant à construire un scénario autour de cet objet. C'est à dire qu'on trouve une histoire...

Méthode
Pour vous aider à construire votre scénario :
La méthode employée dépend de votre situation habituelle ou exceptionnelle et de votre réaction à la situation.

Gilles Deleuze parle de l'image-mouvement et de l'image temps.1

L'image mouvement : l’action donne lieu à une réaction , l'action décide du temps. Un personnage sort de la pièce - cut - le même personnage est vu en extérieur sortant de chez lui et empruntant la rue. Le plan a été coupé parce que le personnage n'avait plus rien à y faire. C'est l'action (la sortie du personnage) qui arrête le plan et décide de sa durée. Le plan suivant constitue la réaction. Cet exemple peut être appliqué à un objet. Une objet tombe et se casse -cut – le même objet est cassé, le plan est coupé parce qu'il ne sa passe plus rien. Exemple Der Laufe der Dinge de Fischli et Weiss.

Le temps dépend de l’action. : « L’image-mouvement […] nous présente un personnage dans une situation donnée, qui réagit à cette situation et la modifie... »
Commentaire
L’image-mouvement constitue une grosse majorité des images que nous voyons, et pas seulement des films d’actions. Un simple dispositif d’entrevue avec un journaliste et une personnalité, champ sur le journaliste qui pose sa question, contre-champ2 sur l’interviewé qui y répond, relève de l’image-mouvement pure et simple.

L'image temps : l'image-temps repose sur la réflexion pure. L'image-temps vient rompre avec l'habitude et fait entrer le personnage dans la dimension du temps : « un morceau de temps à l'état pur ». Et c'est cela qui intéresse Deleuze pour son propre compte dans le cinéma, à savoir la manière dont l'image cinématographique peut exprimer un temps qui soit premier par rapport au mouvement.
Exemple : un père part pêcher avec son fils qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Ils s’installent sur les berges. Le contact est difficile, ils ne disent rien, ils regardent à l’horizon. Cela dure un certain temps, nettement plus long que le temps nécessaire au spectateur pour comprendre simplement qu’ils pêchent. Cut. Le plan suivant n’a rien à voir. Par exemple, la mère emmène le fils en voiture à la ville. Il n’y a pas de lien de cause à effet entre les deux plans. On ne saurait pas dire si cela se passe avant ou deux heures plus tard ou le mois suivant. Le fait d’aller pêcher n’a donné lieu à aucune réaction, et si le plan avait duré plus longtemps il ne se serait rien passé de nouveau. La durée du plan n'est plus décidée par l'action, le temps est indépendant de l'action. On ne connaît pas le résultat de la pêche et ça n’a aucune importance. Ce plan fait partie de ce que Gilles Deleuze appelle : « une situation optique et sonore pure ». Ce qu’on retrouve dans le « film ballade ». On peut penser à Minuit dans le jardin du bien et du mal de Clint Eastwood, Dead Man de Jim Jarmush par exemple.

Les deux en même temps
Tout comme le cerveau oscille entre habitude et réflexion, il est bien sûr possible de mélanger les deux images. Reprenons notre homme qui sort de chez lui : l’image mouvement voudrait que le cut survienne quand il passe la porte. Maintenant, la caméra s’attarde une, peut-être deux secondes dans la pièce vide, puis cut, et plan extérieur. L’image-mouvement est pervertie : il y a bien action et réaction, mais le temps ne correspond pas, créant un sentiment de gêne : pourquoi la caméra s’attarde-t-elle dans cette pièce vide où il ne se passe plus rien ? Ou alors il y a action et réaction mais la réaction n’est pas logique. Dans le cinéma de David Lynch Lost Highway par exemple, on remarque l'abondance de plans « trop longs », des espaces sombres et vides, des réponses improbables, des absences de réponses…
Clemens Wedemeyer
Otjesd/Leaving (2005)
2005, 15 min, color, sound
http://www.ubu.com/film/wedemeyer_otjesd.html
Dans Ostjed, on retrouve cette même construction circulaire du mouvement de caméra et du « scénario » : on y tourne littéralement en rond. Se référant aux tentatives de ressortissants des anciennes républiques de l’Est au milieu des années 2000 pour se procurer des visas pour les pays de l’Ouest, en l’occurrence le consulat d’Allemagne à Moscou, cette nouvelle « boucle » s’accorde cette-fois ci parfaitement avec la réalité décrite par les anciens candidats : on y retrouve les sujets chers à l’auteur, le sentiment de surplace et l’impression d’une réalité bien plus fictionnelle que celle de l’invention scénaristique. 
 
Eija-Liisa Ahtila
If 6 Was 9 (1995) installation vidéo
http://www.ubu.com/film/ahtila_6.html
Les films et les installations cinématographiques d'Eija-Liisa Ahtila explorent la question de la narration et sont autant de récits sur des expériences humaines extraordinaires. Les films d’Ahtila se retournent sans cesse sur les mêmes questions : la séparation, la sexualité, l’adolescence, les liens familiaux, la désintégration mentale et la mort.
Son travail filmique porte sur une analyse des processus liés à la perception et à la production de sens, alors que les installations décomposent l'histoire et la divisent dans l'espace d'exposition. Chaque récit se fonde sur des séries d’entretiens, de recherches, le résultat de ces recherches devenant la matière imaginaire même du scénario en train de se faire. Dans ce mécanisme progressif d’écriture, Ahtila intègre, dans un dispositif réaliste, les limites de l’imagination, ses impossibilités. Les agencements sont produits à partir de techniques cinématographiques distinctes qui ont fait le style, la particularité de ce langage. On y voit ainsi la matérialisation des pensées d’un homme dans la pénombre d’une chambre ; une jeune femme, tel un ouragan, dont la colère fait rage dans un appartement d'étudiant ; un groupe d'amis tombant sur le givre d’un lac en hiver, sombrant peu à peu dans le monde glacial des noyés.
1L'Image-mouvement / Gilles Deleuze, Éditions de Minuit, 1983
L'Image-temps / Gilles Deleuze Éd. de Minuit, 1985
2 Le champ-contrechamp est un procédé de montage cinématographique qui fait alterner les plans de chacune de deux personnes en train de dialoguer théoriquement face à face (en général), parfois dos à dos, ou encore côte à côte.

lundi 21 mars 2011

Atelier intensif L2 "Situation"

A partir des éléments: texte, dessin ou autres réalisés lors de votre première semaine d'atelier intensif sur le questionnaire de Paul Thek, vous avez esquissé des "scénarios" potentiels de situations. Ces situations sont partie constituante de votre réalité, d'une réalité. Comment en réalisant une captation de cette réalité en utilisant la vidéo, la photo, le son et en effectuant une relecture de ces captations dans l'atelier vous opérez un décollage de cette réalité, un glissement vers un autre univers...

Vous utiliserez les stratégies de la fiction, de l'autofiction ainsi que les spécificités techniques des mediums utilisés : traitement de l'image, temporalité, traitement du son, effets, propriétés des outils de captation...
Films de référence
"Disneyland mon vieux pays natal" de Arnaud de Pallières
une vidéo de Thys et Degruyter très statique - composée de plans fixes de mannequins - avec des voix off qui les animent.

Partant toujours de la réalité, mais cette fois d'une situation controllée.
On restent bien dans les stratégies de la fiction, sauf que le mouvement s'opère dans la direction inverse peut-être : fiction glisse vers réalité, stratégies animistes, de la matière inerte qui cause.
Rabih Mroué
Expo à beaubourg avec des artistes israeliens et libanais




vendredi 4 mars 2011

Exposition Guy de Cointet Quimper

Visite de l'exposition Guy de Cointet "Dessin et documents" et du Project Room de Céline Ahond au Quartier à Quimper le 4 mars 2011


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